L'équitation éthologique

 

L'équitation éthologique nous vient des États-Unis, à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle. Le mouvement "éthologique" est celui du horsemanship, c'est-à-dire celui des « hommes de chevaux » ou des « chuchoteurs ».
Le terme de « chuchoteurs » remonte à tous ces hommes, dont le fameux RAREY, capable de dresser les plus monstrueux des chevaux sans que personne ne voie leur méthode. Le peuple, abasourdi de voir le cheval transformé, les soupçonnait de leur chuchoter des choses à l'oreille. Le Dr vétérinaire Robert Miller raconte très bien tout ce qui a été inventé pour dresser les chevaux, même si les méthodes les plus douces d'alors nous paraissent les plus folles ! Certains chevaux s'en trouvaient pourtant sauvés mais revenaient souvent à leur vice dès qu'il retournaient dans les mains de leur propriétaire car il est inutile de redresser si l'on éduque pas le cavalier. « Enseigner aux humains à enseigner aux chevaux » ce que prônera Patt Parelli.
La connaissance de ces hommes vient  des heures passées  avec les chevaux, à les observer, à les dresser. Ils sont partis d'un constat simple : dans le troupeau, celui qui bouge les pieds de l'autre est le chef ! Alors ils ont décidé de faire bouger les chevaux au sol, afin de tisser une relation avec eux avant de monter dessus. Une relation basée sur la confiance  et le respect entre l'homme et le cheval.

Et cela fonctionne et si ça ne marche pas, même pour un seul cheval, ils sont prêt à changer : Parelli dit bien « Il n'y a qu'une seule règle, c'est qu'il n'y a pas de règles. »
Il n'y a pas véritablement de méthode, leur seul credo est en fait l'amour.

Les « Grand maîtres »

Bill et Tom DORRANCE
Tom Dorrance (né le 11 mai 1910, mort le 11 juin 2003) est un chuchoteur américain considéré comme le fondateur de l'équitation éthologique aux États-Unis.

« Tout ce que je sais sur les chevaux, c’est d’eux que je l’ai appris » avait coutume de dire Tom Dorrance.

Le regard que je porte sur le cheval est d’une importance capitale. Il faut le voir comme un être vraiment spécial. Le voir pour ce qu’il est et avoir conscience de son potentiel.
Proposer au cheval un cadre à l’intérieur duquel il a la liberté d’explorer et de vivre des expériences afin que sa personnalité s’épanouisse.

APPROCHER
Il y a deux choses dont il faut tenir compte : la façon qu’a la personne d’approcher le cheval, et l’approche du cheval dans une situation donnée.
Essayer de favoriser que ce soit le cheval qui vienne vers l’humain, et non l’inverse comme c’est généralement le cas.
Nous aimons nous sentir bienvenus quand nous allons vers un cheval. Il en est de même pour un cheval. Il faut veiller à ce qu’il se sente le bienvenu.
Ce qui compte, c’est l’approche initiale. Le cheval doit avoir la certitude qu’il n’a rien à craindre. Ne pas se contenter de les monter de les préparer pour diverses utilisations.

CAVALIER
Il est souvent nécessaire de s’arrêter et de se demander quel cheval on a en face de soi.
Ce n’est pas sur le cheval qu’il faut travailler, mais sur nous- mêmes. Lui, il est toujours dans le vrai.
Pourquoi suis-je en train de faire ceci ou cela ? Pourquoi suis-je là ?
Quel est mon but avec ce cheval ?
A quel point mon ego est-il impliqué ?
A quel point avons-nous du plaisir ensemble ? Qu’est-ce que le respect ?

COMMUNIQUER
La communication commence au moment où ils entrent en contact par la voix, le contact et le toucher.
Partenariat raffiné empreint de respect mutuel.
 Il faut savoir prendre du temps et aller lentement pour en gagner.
 Pour se déplacer correctement, le cheval doit être complètement décontracté.
 Tout problème de transition entre arrêt et pas, entre reculer et pas, se retrouvera à toutes les allures. Maîtriser la balance.
 Tous les efforts doivent être faits pour le confort de l’animal. Calme et décontraction (western pleasure)

ÉCOUTER
Il faut sans cesse chercher à apaiser ce qui se passe à l’intérieur du cheval.
Être à l’écoute de son cheval ne signifie pas qu’il lui est permis de tout faire et d’avoir le dessus sur moi. C’est essayer de sentir ce qu’il ressent. Étudier comment il fonctionne et toujours m’interroger si le cheval comprend ce que je lui demande.
La meilleure aide que l’on puisse apporter à un cheval, c’est de l’amener à trouver de lui-même les bonnes solutions et à se prendre en charge (toujours laisser une porte ouverte !)

DEMANDER et ATTENDRE
Se rappeler cette phrase: What you resists on, persists.
Focus on what you want. Ce qui veut dire avoir une image claire de ce qu’on veut avant de demander.
Il faut donner un but et du plaisir à l’animal au lieu de répéter sans cesse et de le déranger continuellement comme on le fait parfois (souvent) en carrière (où le cheval n’a pas vraiment de but et de travail à accomplir, si ce n’est contribuer à notre propre plaisir).
Apprendre à voir la joie dans l’œil du cheval.

DEMANDER et LAISSER FAIRE
Aider le cheval à trouver lui-même la solution.
Le feeling et le tact permettent de reconnaître cet instant précis où il faut savoir ne pas forcer les choses pour les laisser se produire.
Laisser au cheval le temps de se préparer. Sentir l’énergie passer à travers son corps.
Amener le cheval à ce qu’il se prépare tout seul. Rassemblé, équilibré et concentré dès que le contact s’établit. C’est le cheval qui se rend disponible.
Il faut relâcher avant que le mouvement ne se déclenche. Le laisser utiliser sa propre réflexion et son propre corps.
L’inconfort que le cheval s’inflige à lui-même est un bon outil d’apprentissage.

ÉQUILIBRE et RECTITUDE
C’est à travers cela que le cheval communique avec nous.
Le feeling et l’énergie passent par l’équilibre.
Communiquer est une affaire d’équilibre.
La rectitude et la régularité des allures est une condition indispensable pour bien aller ensemble avec son cheval.

PRÉPARER
Apprendre au cheval à se préparer. (Montoir par ex.)
Garder le cheval tranquille et lui laisser trouver la solution lui-même. Ne pas lui mettre la pression. La seule chose dont un cheval a besoin, c’est d’être caressé et rassuré.
Il faut pouvoir manifester la sincérité de notre sentiment à l’égard du cheval.
Ne pas oublier de se concentrer sur la direction dans laquelle on veut aller.
Il faut s’efforcer de toujours mettre le cheval dans une position qui l’aidera à mieux réussir. Sentir les situations et les moments où le cheval a besoin d’aide.
Quand le cheval va dans le bon sens, il doit se sentir entièrement libre pour qu’il puisse faire l’expérience du confort.
On essaie d’aider le cheval à utiliser sa propre pensée. Préparer, attendre et laisser le cheval trouver la solution.

S'ARRÊTER
Quand il y a un problème avec un cheval, il est parfois bon de le laisser tranquille, puis de reprendre.
En général, quand le cheval se crispe, nous le suivons et nous nous crispons à notre tour. Être attentif au moindre changement.
C’est comme les racines d’un arbre, elles suivent le trajet de la moindre résistance. Rendre au cheval les choses faciles et agréables, c’est le meilleur moyen d’avoir sa coopération. Si notre contact lui est agréable, il sera des nôtres.

SÉCURITÉ
Comment approcher son cheval avec acceptation, assurance et compréhension ?
Pour gagner sa confiance, je dois comprendre son besoin fondamental de se sentir en sécurité.
Le cheval doit pouvoir trouver confort et protection auprès de moi. S’il n’y a pas cette fondation, c’est moi qui me sens en grande insécurité.

VISUALISATION
Avant de lui demander une chose, il faut avoir l’image en tête. Toujours donner l’impression au cheval que la pression vient de lui, pas de nous.
 Être attentif à la manière dont l’énergie passe à travers le corps du cheval
 Être conscient de l’impulsion.
 Être attentif aux moments où le cheval a besoin d’être un peu soutenu.
 Reconnaître ce qu’il y a de positif chez un cheval.
 Il faut savoir tirer profit des occasions que le cheval nous offre.
 Présenter les choses de manière que c’est le cheval lui-même qui se met la pression s’il ne cède pas. Il peut comme cela faire la différence lui-même.

Ray HUNT
Ray grandit dans les années 30 dans le conté de Elmore, au sud ouest de l’Idaho entre Bruneau et Mountain home.
Son père élevait des chevaux de labour avec lesquels il travaillait dans les fermes environnantes.
Ray ainsi que ses 5 sœurs et 2 frères étaient des enfants de la grande dépression et l’argent était rare.
Ses parents étaient fermier et Ray savait qu’il allait lui aussi devenir un fermier mais il rêvait de devenir cowboy, alors il s’amusait à monter les chevaux de trait de son père.
C’est au début des années 60 que Hondo entra dans la vie de Ray. C’était vraiment un bon cheval mais qui avait la fâcheuse habitude de ruer et Ray du se rendre à l’évidence, quoiqu’il essayait de faire pour changer cela se soldait par un échec. Il demanda alors conseil à un ami, Tom Dorrance, qui accepta de l'aider.
Au bout de quelques temps, Hondo fini par cesser de ruer. Même ses enfants, comme le lui avait prédit Tom purent le monter.
Neuf mois après, ils gagnèrent le championnat de working-cow horse, en classe Hackamore au Cow Palace de San Francisco.
Ce cheval était vraiment un athlète et cette année là, ils gagnèrent à peu près chaque concours auxquels ils participèrent. Hondo et Ray étaient imbattables. Quand Hondo mourut de colique, ce fût pour Ray comme la perte d’un membre de sa famille.

Beaucoup sont ceux qui témoignent de l’habileté de Ray Hunt à communiquer avec les chevaux, ainsi d’ailleurs que ses qualités de cavalier et sa capacité à tenir en selle.
Tom Dorrance, qui cherchait quelqu'un’un à qui il pourrait communiquer sa façon de travailler les chevaux, reconnut immédiatement en Ray un homme qui avait la capacité d’écouter et d’apprendre.

Les Dorrance étaient quatre frères, Tom, Bill, Jim et Fred, tous d’excellents hommes de bétail et de chevaux mais Tom avait quelque chose de spécial en lui, que n’avaient pas les autres.
Il était très observateur avec un sens inné du toucher et du rythme, il savait mettre un cheval dans les bonnes conditions afin d’en obtenir le meilleur et comment éviter les conflits de force avec l’animal, la part qu’il accordait au mental était équivalente à celle qu’il accordait au physique. Il avait la capacité de savoir ce que voulait l’animal avant que le cheval lui-même ne le sache, il pouvait anticiper ce qui allait se produire.
Tom DORRANCE savait identifier les besoins des chevaux " Fais des besoins du cheval tes propres besoins" disait il. Quand il voulait obtenir quelque chose d’un cheval, il y parvenait sans même que vous puissiez distinguer ce qu’il avait fait pour l’obtenir. C’est après 7 années de travail avec Tom, que Ray compris à quel point les chevaux étaient sensibles et réceptifs. Regardez dans une direction et c’est vers celle-ci que le cheval ira, tournez la tête et il sera capable de le ressentir aussitôt comme d’ailleurs n’importe quel autre infime mouvement de votre corps.
Plus tard, Ray compris aussi à quel point les cavaliers avaient autant besoin d’aide que leurs chevaux.
On lui amenait des chevaux difficiles à travailler, au bout d’un mois de travail il pouvait les monter, même un enfant pouvait les monter mais sitôt que le propriétaire les récupérait tout était à refaire, Ray décida alors d’essayer de changer les hommes.

Ray Hunt a passé ces 40 dernières années à apprendre et a enseigné avec pour but de transmettre son savoir sans retenue. Ce qu’il réussi avec succès, probablement même à un point qu’il ne peut lui-même imaginer.

Phrases extraites du livre L’Homme et le Cheval en Harmonie, 2002

- Vous pouvez demander à un cheval d’exécuter ce que bon vous semble, mais demandez-lui.
- Une fois votre idée devenue la sienne, il n’y aura plus aucune résistance de sa part.
- Il y a autant de chevaux différents qu’il y a de cavaliers différents et c’est très bien ainsi.
- Rendez-lui difficile ce qu’il fait mal et facile ce qu’il fait bien, tout en vous adaptant selon les circonstances.
- Nous sommes entièrement responsables de la façon dont les choses se déroulent. Il est bien évident que nous ne pouvons obtenir de la discipline de la part du cheval qu’à condition de l’obtenir de nous-mêmes d’abord.
- Nous devons remarquer le plus petit effort, le moindre changement.
- Feeling, timing et équilibre.
- Il vous faut savoir ce que vous êtes en train de faire.
- Si vous commencez à douter de votre cheval, vous allez tous deux avoir des problèmes.
- Il essaiera probablement plusieurs choses, mais si vous insistez, il trouvera la solution.
- Ne chercher pas à cheval votre cheval, faites-le évoluer.
- Seul un cheval détendu est capable d’apprendre.
- Le cheval réagit par peur de souffrir.
- Rendez-lui les mauvaises choses difficiles et les bonnes choses faciles.
- Le cheval apprend à ne pas faire attention si le cavalier ne fait pas attention.
- Remarquez le plus petit changement et le moindre effort, et surtout, récompensez-les.
- Vous voulez que votre cheval soit calme, pas paresseux.

Les grandes lignes de sa méthode :

1 - Obtenir le respect du cheval .
Ce n'est qu'à travers un profond respect mutuel que l'on peut atteindre l'objectif suprême : L'harmonie physique et mentale du couple Cavalier / Cheval .
Le travail au sol est la base de tout , c'est là que se construit et s'obtient le respect du cheval envers l'homme .
Il ne faut pas confondre respect et crainte. En effet il n'y a rien de pire qu'un cheval qui obéit par crainte, par soumission.
Il doit vouloir suivre son cavalier parce qu'il est son leader, celui qu'il choisit naturellement de suivre parce qu'il en a envie, pas parce qu'il se sent obligé ou pour éviter d'être puni .

2 - Savoir où le cheval porte son attention :
L'idée principale est de toujours savoir où le cheval dirige son attention, la position des oreilles, des yeux et des pieds de celui-ci.
" Il y a beaucoup d'énergie perdue et de frustration chez le cavalier qui essaye de diriger les pieds de son cheval dans une direction, alors que les yeux et son attention sont rivés dans la direction opposée."

3 - Reconnaître et récompenser le moindre effort :
La relâche des divers moyens de pression est la récompense ultime, que le cheval recherche.
Cela lui signifie qu'il est sur la bonne voie de réussite.
Du point de vue du cheval, l'équitation est simple : arrêt à la pression = récompense = mon cavalier est content.
L'inverse est aussi simple, mais s'avère néfaste, parce qu'il est facile de tomber dans un cercle vicieux. Si le cheval s'embrouille parce que les messages ne sont pas clairs et précis, il s'enfoncera dans son refus et le cavalier dans son exaspération.

4 - S'adapter à la personnalité de chaque cheval :
Il ne faut jamais demander plus que le cheval peut donner.
Le cheval a besoin d'avoir confiance en nous, mais aussi en lui.
Utilisons consciencieusement les traits de caractère de chacun d'eux.

5 - Travailler l'impulsion :
On apprend rien au cheval, ils savent déjà marcher, trotter et galoper.
Ce qui devient sorcier, c'est que le cheval effectue ces allures lorsqu'on lui demande.
Là est la difficulté : les amener à comprendre pourquoi il faut le faire au moment précis où nous le demandons.
Ce que M.Hunt appelle "Timing", il le travaille au pas.
C'est l'impulsion, au pas énergique et vivant, qu'il cherche à faire jaillir du cheval .
Encore faut-il bien contrôler et diminuer cette impulsion au besoin.

Inspiré du livre : Think harmony with horses, Ray Hunt aux éditions Ag Acces Corp.

Patt PARELLI
Pat Parelli est né en 1954 en Californie. Plongé dès 9 ans dans le monde du cheval, il est considéré aujourd'hui comme un des plus célèbres nouveaux maîtres américains, les « chuchoteurs », qui approfondissent la relation homme-cheval à travers une approche sensible de l'équitation et du dressage qui respecte le cheval et sa nature profonde.

La méthode Parelli Natural Horsemanship (PNH)

Dans la méthode Parelli, tout commence à pied. Il s'agit d'établir une communication avec son cheval et de créer les premiers liens de respect et confiance mutuels par des exercices structurés et progressifs appelés les sept jeux.
Une fois les premières ébauches d'une relation de communication établie, les 7 jeux sont reproduits en selle, et effectués de plus en plus finement au fur et à mesure que le cavalier et son cheval progressent dans les niveaux Parelli, gagnant en fluidité et en légèreté. La méthode comporte donc du travail à pied et du travail monté.

La méthode PNH (Parelli Natural Horsemanship) connaît actuellement 10 niveaux :
niveau 1 : le partenariat (Partnership) ;
niveau 2 : l'harmonie (Harmony) ;
niveau 3 : la finesse (Refinement) ;
niveau 4 : la polyvalence (Versatility) ;
niveau 5 : l'Unité (Unity) ;
niveau 6 : l'Unité véritable (True unity) ;
niveaux 7, 8, 9 : la maîtrise de l'Unité véritable ;
niveau 10 : l'Unité suprême (le mythe du Centaure).

Plus les niveaux augmentent, plus la relation, le respect, la confiance et la communication se renforcent. Parelli se considère lui-même comme étant parvenu au niveau 55.

La méthode PNH ne s'arrête pas aux sept jeux. C'est une méthode complète d'équitation, depuis l'éducation, jusqu'au dressage, en passant par le débourrage du cheval, ceci en utilisant la psychologie équine. La finalité est d'avoir un cheval partenaire qui se sente en sécurité avec son cavalier, qui soit physiquement mais aussi mentalement et émotionnellement connecté à son cavalier, et qui cède aux moindres indications d'assiette, de jambes et de mains.

Grands principes de la méthode

"Polite and Passive Persistence in the Proper Position" : persistance passive et polie dans la position appropriée.
Le cheval doit voir l'homme comme un leader du groupe et non comme un prédateur ou un dominé.
Le cheval travaille dans la variété, ce qui lui permet d'éviter d'être en état de routine et de faire des suppositions sur ce qui lui est demandé.
La communication homme-cheval s'effectue dans les deux sens.
L'homme et le cheval ont chacun leurs responsabilités. Le cheval doit agir en partenaire, maintenir son allure et sa direction et regarder où il va. Le cavalier doit aussi agir en tant que partenaire, être concentré, penser cheval et avoir une assiette indépendante.
L'attitude vis-à-vis du cheval doit être juste : exigeant mais sans forcer, permettre et non laisser-faire
Le langage du corps est universel et permet à l'homme et au cheval de communiquer.
Le cavalier est formé avec des chevaux confirmés avant de pouvoir lui-même enseigner à de jeunes chevaux.
Les outils de l'apprentissage sont les principes, les objectifs et le temps. Le cheval apprend d'abord les principes, puis a des objectifs à atteindre. Ces étapes prennent du temps, élément nécessaire d'un bon enseignement.

Les sept jeux de Parelli

Les jeux s'effectuent lors d'un travail en longe. Selon le niveau du cheval, la longe utilisée fait 4, 7 ou 15 mètres. Les jeux peuvent également se faire en liberté, dans un rond de longe ou un espace plus grand si le niveau de communication entre le cheval et son cavalier le permet.
Jeu de l'amitié (friendly game). Désensibilisation. Le cheval est exposé à des situations qui lui font peur (la selle, une bâche, un ballon,...) mais qui ne lui font aucun mal pour lui prouver qu'il peut faire confiance en l'homme même s'il y a du mouvement et du bruit autour de lui. Ce jeu permet aussi d'apprendre au cheval à lire les intentions de son cavalier.
Jeu du porc-épic (porcupine game). Par la pression physique (mains, doigts, bout du stick, etc.), le cheval doit céder et se déplacer. Ce jeu améliore la réponse aux aides du cavalier une fois en selle, et atténue petit à petit le réflexe inné d'opposition.
Jeu de chasse-chasse ou jeu de la conduite (driving game). Le cavalier, par des indications à distances et un langage corporel, fait bouger le cheval qui cède à cette pression non plus physique mais mentale. Le cheval apprend à maintenir une distance, une cadence, à se laisser mener, à affiner la communication.
Jeu du yo-yo (yoyo game). Le cheval apprend à reculer puis à avancer en ligne droite, face au cavalier qui se tient immobile. Ce jeu permet d'équilibrer les deux pôles importants : respect (reculer devant l'humain) et confiance (revenir vers l'humain).
Jeu du cercle (circling game). Le cheval doit rester sur un cercle en conservant l'allure et la direction données par le cavalier sans que celui-ci n'ait besoin de le relancer. Le cheval apprend à gérer son impulsion et se responsabilise.
Jeu du déplacement latéral ("sideways game"). Le cavalier fait déplacer latéralement son cheval, alternant le croisement des antérieurs et des postérieurs. Ce jeu permet d'obtenir plus de souplesse, de suspension, atténue l'instinct de fuite et améliore la coordination de mouvement.
Jeu du corridor ou jeu du passage étroit (squeeze game). Le cheval apprend à passer sur, au-dessus, entre, en dessous, à travers divers objets. Ce jeu lutte contre la claustrophobie naturelle du cheval.

Une fois les 7 jeux acquis, il est possible de les combiner pour effectuer des manœuvres plus compliquées, aussi bien au sol qu'en selle.

Citations

On ne peut prétendre maîtriser un cheval tant qu'on ne se maîtrise pas soi-même.
Sois aussi doux que possible, mais aussi ferme que nécessaire.
Ça ne prend jamais plus de deux jours.
Tout veut dire quelque chose (traduction de Nothing is nothing, everything is something.)
Votre cheval peut seulement être aussi courageux que vous.
Aucun cheval n'est plus grand que le bout de ses oreilles lorsque son nez touche le sol.
Mieux un cheval recule et se déplace latéralement, mieux il fait tout le reste.
Si votre cheval dit non, c'est soit que vous n'avez pas posé la bonne question, soit que vous l'avez mal posée.

Monty ROBERTS
Monty Roberts est un cavalier éleveur et dresseur de chevaux, ancien cascadeur, écrivain et conférencier, né le 14 mai 1935 aux États-Unis. Dès le plus jeune âge passionné des chevaux, il leur découvre un langage qu'il nomme Equus. Il fait partie des chuchoteurs que l'on appelle aussi nouveaux maîtres. Il a commencé sa carrière très jeune en tournant dans des films westerns, comme doublure pour les cascades équestres, et il a participé à des compétitions de rodéo dès l'âge de 4 ans en remportant de nombreuses victoires.

Son père et manager, utilisait alors des méthodes traditionnelles de dressage, basées sur la contrainte : au bout de 3 semaines de violence où les chevaux, entravés et maltraités, finissaient par céder à l'homme sous l'emprise de la fatigue, de la peur et de la douleur.

Monty Roberts était persuadé qu'il existait un autre moyen de procéder. Il a décidé de partir seul dans le désert du Nevada à 13 ans pour observer les Mustangs en liberté.
En étudiant le comportement de ces chevaux sauvages il va tenter de comprendre leur langage corporel, qu'il appellera "Equus".
Il utilisera par la suite ce même langage pour élaborer une méthode de débourrage qu'il appellera Join-Up, basée cette fois sur la confiance et la bonne volonté du cheval, décidé à ne pas faire la même erreur que son père.
Il en déduira une nouvelle manière d'entreprendre les jeunes chevaux et de rééduquer les autres...

Les plus grands éleveurs du monde entier, dont la reine d'Angleterre, ont fait appel à ses services pour rendre un " mental " à leurs champions, améliorer leurs performances ou guérir leurs problèmes passagers …

Il a sillonné la planète pour des exhibitions-conférences dont le seul but était de convaincre tous ceux qui ont en charge des chevaux, de changer leur approche des équidés !
Mis face à des chevaux réputés irrécupérables, il y démontre que ses méthodes sont toujours agissantes...

A ce jour, Monty Roberts n'a agréé que 15 instructeurs au monde, dont vous trouverez les références sur le site officiel de Monty Roberts, dans le paragraphe "instructors".
Johan Hofmans est son représentant en France (Instructeur Monty Roberts, BEES 1° et ATE - opérateur éthologie pour la FFE) et assure des formation dans son "Monty Roberts Learning Center France" à Obersteinbach (Tel : 03 88 09 56 84).

 

Les « professionnels » actuels

LYONS Josh

Josh Lyons a grandi sur le dos des chevaux au milieu des vaches dans le ranch de son père, John, dans le fin fond du sauvage Colorado. Il a très vite suivi son père dans les compétitions, expositions, conférences et stages. C’est à l’âge de 12 ans qu’il a commencé débourrer ses premiers chevaux et assister son père en tant entraîneur lors de manifestations équestres et stages. Ainsi, à 16 ans, il enseignait déjà dans le programme de certification des entraîneurs dans la méthode Lyons, créée par John Lyons en 1994.

Actuellement, Josh élève ses quatre fils avec sa femme et partner, Jana, dans leur ranch au Tennessee. Leur vie est rythmée par le Cheval. Leurs deux plus grands fils, Austin (12 ans) et Johnny (10 ans), suivent les pas de leur père et de leur grand-père car ils entraînent eux-mêmes leurs chevaux au milieu des magnifiques montagnes du Colorado. Enfin, ils ne rechignent jamais quand une compétition ou un rodéo se présente à eux.

 


John , reconnu comme étant « le meilleur et le plus respecté des horseman des Etats-Unis », estime que son fils l’a aujourd’hui dépassé.

Josh et Jana Lyons voyage dans le monde entier pour présenter leur méthode et techniques d’entraînement afin d’aider les cavaliers à mieux comprendre psychiquement et physiquement leurs chevaux et trouver la meilleure combinaison (cheval/cavalier) d’entraînement possible.

Pour ce faire, Josh Lyons organise des démonstrations, conférences, des stages méthode Lyons et des stages de performance (reining, dressage,…), essentiellement aux Etats-Unis et Canada, tels que : Equus America, Equine Affaire ou encore Equitana. Josh Lyons envisage de se rendre en Europe et en France.

La formation à la « méthode Lyons » repose sur deux programmes spécifiques : la Certification et l’Accréditation.

Le programme de Certification forme des futurs entraîneurs Lyons à débourrer, entraîner de jeunes chevaux et de la performance au travers d’une philosophie et une approche propre à la méthode Lyons. En Europe, il existe quelques entraîneurs Lyons comme Nicolas Podetti, Eric Flachaire, Thierry Dhaussy pour la France et Didier Kempter pour la Belgique.

Le programme l’Accréditation est un programme intensif de performance destiné essentiellement à des entraîneurs, cavaliers et chevaux de performance (reining, dressage, ...).

La méthode de Josh et John Lyons est basée sur la patience, la confiance, la communication par un travail positif et une étude approfondie du cheval tant sur le plan physique que mental.
Elle permet, ainsi, de répondre à toutes les questions d’entraînement en offrant une solide fondation de travail et de relation avec le cheval.
Elle permet d’acquérir toute la performance possible avec son cheval tant en équitation Classique que Western. Josh Lyons propose sa méthode pour débourrer, travailler les chevaux difficiles ou à problème et en performance (reining, cutting, ou encore classique dressage).


"Il n'y a rien de naturel dans l'équitation, toutes les choses que l'on demande à un cheval sont contre nature et à peu prêt tout ce que l'on fait peut avoir des répercussions négatives sur le cheval.
Tout dépend de ce qu'on va lui demander, et surtout, de la façon dont on va le demander.
La méthode Lyons est différente dans le sens où l'on apprend aux élèves à comprendre les chevaux et à les traiter avec respect. En agissant avec constance, patience et respect dans nos méthodes de travail, notre cheval va petit à petit nous accorder sa confiance et son respect.
Une autre différence vient du fait que nous gardons toujours un oeil critique sur notre méthode, afin de l'améliorer constamment et la rendre plus facile à comprendre pour les cavaliers et les chevaux.
La méthode est donc soumise à une permanente évolution ."

Josh Lyons

 

 

Élisabeth de CORBIGNY

Designer de formation, Élisabeth de Corbigny vit à Paris, loin des chevaux jusqu’à l’âge de 35 ans. En 1991, elle s’installe en Ariège, monte son élevage de Quarter Horse, éduque et débourre ses premiers poulains, et effectue plusieurs stages aux Etats-Unis pour apprendre l’Équitation Western ; entre 1993 et 2000, elle entraîne des chevaux et gagne plusieurs compétitions en Équitation Western.

Ce n’est qu’en 1996 qu’elle découvre, par hasard, dans un salon, aux Etats-Unis, les « nouvelles méthodes américaines d’éducation et de dressage ». Entre 96 et 98, elle s’initie successivement à la méthode de Monty Roberts, puis à celle de Pat Parelli…
Ce n’est qu’en 1998 qu’elle fait son premier « clinic » chez JOHN LYONS, et à partir de cette date, elle s’investit « à fond » dans cette nouvelle filière qu’elle « importe » et adapte en France, en créant l’ « Équitation Éthologique », qui sera reprise et développée ensuite par la Fédération Française d’Équitation avec de nombreux opérateurs.

Élisabeth de Corbigny a soif d’apprendre : elle multiplie les stages chez John Lyons et surtout, elle travaille sans relâche des chevaux de toutes races et de toutes disciplines, sur tous types de difficultés, au sol ou monté…Très rapidement, sa notoriété grandit, et elle commence à sillonner la France, l’Europe et le monde, pour partager sa passion. Son concept est calqué sur celui de Lyons : improviser devant le public un « duo » avec un cheval qu’elle ne connaît pas, en se livrant « à nue » dans une authenticité qui ne trompe pas.

En 2004, Élisabeth de Corbigny fait venir pour la première fois John Lyons en France. A partir de cette date, elle décide de faire évoluer peu à peu sa pratique vers la compétition de haut niveau : elle se cultive sur l’équitation classique, se forme auprès de très nombreux cavaliers, entraîneurs et juges internationaux, et crée en permanence de nouvelles stratégies afin de s’adapter de mieux en mieux à chaque cheval qui est unique.
Le développement de l’éthologie scientifique lui permet aussi de trouver de nouvelles réponses, et alimente en permanence sa recherche et son observation, auprès des chevaux.

Élisabeth de Corbigny s’est inspirée de son Maître, John Lyons, pour intégrer dans sa méthode, l’enseignement des plus grands auteurs classiques.
L’art de mettre les chevaux « en équilibre, sur des aides légères » a toujours été l’objectif prioritaire de l’équitation traditionnelle, de Xénophon à Nuno Oliveira, en passant par La Guérinière et Baucher…
Loin d’en rejeter les principes, Élisabeth de Corbigny s’engage au contraire à les respecter dès le départ, et sa méthode, unique et originale, impose une cohérence avec la «Grande Équitation», depuis l’éducation d’un poulain ou son débourrage, jusqu’au cheval de Grand Prix.

Quelques principes de base :

- « apprendre » au cheval au lieu de « prendre »
- décomposer les difficultés en éléments simples
- « demander » et non « contraindre »
- résoudre chaque difficulté de manière durable
- mettre le cheval « en équilibre sur des aides légères »…

Ses définitions de l'équitation éthologique :

1 - C'est faciliter au cheval l'apprentissage et la compréhension de l'équitation.
2 - C'est une meilleure connaissance du cheval et de ses modes de fonctionnement, une meilleure observation et une meilleure adaptation, de la part des cavaliers, pour permettre un rapport "cavalier/cheval" basé sur la confiance et le respect mutuel.
3 - Ce n'est pas une discipline à part : c'est une approche du cheval qui doit être intégrée à l'équitation, quels que soient la discipline et le niveau.
4 - Ce n'est pas qu'une approche du cheval plus douce et plus respectueuse et cela n'exclut pas la performance de haut niveau. Elle n'est pas réservée qu'à ceux qui veulent se balader à cru, en licol.
5 - C'est de l'équitation avec un grand É : danser avec un cheval, en équilibre physiquement, mentalement et émotionnellement, dans la légèreté des aides et l'harmonie des mouvements.

La méthode EDC

Un cheval est une proie qui est encore sur Terre grâce à la fuite et à la résistance. Et oui, si je vous pousse, vous résistez pour ne pas tomber. C'est ce principe d'équilibre qu'utilise le cheval. Ainsi, beaucoup de chevaux résistent à la rêne, à la jambe, à toute pression.
La méthode d'Elisabeth propose de transformer la fuite du cheval en mouvement contrôlé et en impulsion et la résistance en cession à une pression.
Pour le cavalier, il s'agit de lui apprendre à devenir le professeur de son cheval.

Contrôler les mouvements du cheval.
Un cheval est constitué de 3 parties principales : la tête, les hanches et les épaules.
Ces 3 parties peuvent bouger distinctement dans 6 directions possibles : en haut, en bas, à gauche, à droite, en avant, en arrière.
Si votre cheval est capable de bouger les parties de son corps dans ces 6 directions, vous pouvez alors utiliser toutes les combinaisons possibles et imaginable.
Je rappelle que l'équitation est une demande successive de mouvements. Par exemple : Nous pouvons demander au cheval de pousser ses 2 hanches sous lui, en avant et de maintenir ses épaules. Résultat : le dos monte et nous obtenons le piaffer.

Par cette méthode, le cheval évolue dans l'harmonie, la légèreté, la fluidité et l'impulsion en apprenant à céder à toutes les pressions effectuées sur les trois parties de son corps.

Régler des problèmes de comportement et de mécanique.
Prenons l'exemple d'un cheval qui se cabre.
Il y a souvent deux raisons à ce phénomène.
•La première est d'ordre comportementale : alors que mon cheval se cabrait, j'ai pris peur et ma rêne s'est détendue.
Si on analyse cette situation : la rêne tendue demandait à mon cheval « bouge un morceau de ton corps dans une des 6 directions possibles ».
Mon cheval me propose alors « Est-ce mes épaules en haut que tu souhaites ? ». Ma rêne s'est détendue et par conséquent, l'arrêt de cette pression lui dit « Oui, c'est ce que je veux ». Résultat mon cheval me le reproposera.
•La seconde est mécanique : ce cheval a un problème d'épaules, qui n'arrivent pas à s'effacer sur le côté, bloquent et montent. Je dois donc réparer mon problème d'épaules.

La méthode d'Elisabeth de Corbigny ne repose pas sur des jeux ! Il s'agit d'une boîte à outils pour résoudre vos problèmes.
Nous parlons bien d'Equitation quelle qu'elle soit : classique, western, toutes disciplines, toutes races.

Le Travail en liberté
Le cheval communique avec ces congénères par gestuelle.
En liberté, il bouge tout au long de la journée les 3 parties de son corps dans les 6 directions possibles.
Et oui, un cheval « raide » sous la selle, accède aux plus belles figures de l'équitation en liberté, souvent sur demande de ses congénères.
C'est pour cette raison qu'il est simple de reprendre cette communication dans un round pen.
De plus, il est plus sécuritaire dans le cas de chevaux agressifs ou très peureux de ne pas tenir le cheval.
Ainsi, il ne vous tient pas non plus et chacun peut bouger aisément.

Le Travail à pied
Le travail à pied du cheval (avec un filet à aiguilles) permet d'apprendre au cheval le mode d'emploi du mors, c'est-à-dire de bouger tête, hanches et épaules toujours dans les 6 directions.
En débourrage classique, on considère que parce que le cheval a mal à sa bouche il va s'arrêter ou tourner ou réaliser une figure. Il semble que ce ne soit pas si évident.
Par exemple, un cheval a 2/3 de son poids sur l'avant. Étant doté d'un moteur à propulsion, comment 500 kg qui poussent en partant de l'arrière peuvent s'arrêter correctement avec les petits kilos du cavalier qui tend ses rênes, sans que le cheval ait appris au préalable à reporter son poids sur l'arrière en engageant fortement ses postérieurs ?
Il s'agit également d'équilibrer au maximum le cheval et de résoudre certains problèmes.

Le Travail à cheval
Une fois le travail à pied installé, il s'agit de bouger tête, hanches et épaules dans les 6 directions avec son cavalier sur le dos. Le cheval peut facilement accéder à l'équitation pure après avoir franchi ces étapes.

Andy BOOTH

Diplôme de “agricultural management”. Instructeur Parelli niveau 4 – 4 étoiles, BPJEPS mention équitation, Brevet Fédéral d’Équitation Éthologique (BFEE) 3

Ses parents ont une ferme dans l’Outback australien où il naît le 29 mai 1970. Cette ferme familiale, où il passait des heures à observer et « jouer » avec les chevaux, lui a donné la chance être en contact avec les chevaux dès son plus jeune âge.
Il rencontre Pat Parelli en 1989.
Après ses étude, il fait le tour d'Australie et, en 1997, il gagne une bourse de sa Majesté la reine d’Angleterre pour aller étudier les “chuchoteurs” américains (Queens Trust Award).
En 1999, il débourre Stormy, une jument zorse (animal issu du croisement d'un zèbre et d'une jument), née en 1997.
Par l’intermédiaire de Parelli, en 2000, il est mis en relation avec un riche industriel, William Kriegel, qui possède un domaine de 240 hectares où les chevaux vivent en liberté : le haras de la Cense à Rochefort-en-Yvelines en France.
Un an plus tard, il en devient le responsable pédagogique.
Le haras de la Cense est alors un pôle éthologie avec démonstrations, débourrage, rééducation de chevaux abîmés, instruction en stage professionnels et grand public, travail de chevaux de haut niveau (Calimucho, Couletto, Napoli du Ry, L’Arc de Triomphe…) et avec des cavaliers internationaux (Michel Robert, Frédéric de Romblay, Simon Delestre, Julia Chevanne, Henk Nooren, Pénélope Leprevost, Constance Menard…)
Écriture d’articles réguliers avec Cheval Pratique et Sandrine Dhondt
Écriture de différents livres et DVD dont:
La Méthode La Cense
Andy, Hommes et chevaux naturellement partenaires - Andy Booth, Emmanuelle Hubrech
La Cense et le CSO, Andy Booth, Michel Robert
Participation à différentes émissions télévisées dont “A l’épreuve des maîtres” sur Equidia (juin 2012)

 

Explications de sa "méthode"

L’ÉTHOLOGIE
Une science qui étudie le comportement des animaux dans leur milieu naturel.

L’ÉTHOLOGIE APPLIQUÉE
L’étude du comportement des animaux dans un milieu aménagé par l’homme.

L’ÉQUITATION ÉTHOLOGIQUE
C’est l’étude sur le comportement des chevaux dans un milieu équestre. Et aussi un terme utilisé pour qualifier le travail des horsemen américains, les “chuchoteurs”

Par la compréhension des capacités cognitives des chevaux, nous savons maintenant comment ils apprennent et comprennent. Donc… comment expliquer l’équitation au cheval… C’est ce que nous proposons: que vous soyez capables d’éduquer votre cheval au sol et monté, afin que vous puissiez utiliser des aides fines.

POUR QUI?
CAVALIERS DE LOISIRS
Avoir un cheval calme, obéissant, courageux avec une relation base sur la compréhension de chacun (homme et cheval)

CAVALIERS DE COMPÉTITION PRO OU AMATEUR
Avoir un cheval qui répond aux aides de base en les comprenant, et donc en devenant concentre sur son cavalier en piste. Nous parlons de DISPONIBILITÉ. Le résultat: moins de stress, plus de performance, plus de plaisir et plus de sécurité.

GROOMS, SOIGNEURS
Préparer les chevaux à leur quotidien (douche, vermifuge, tondeuse, piqûre, embarquement dans le van…)

AUTRES PROFESSIONNELS DU MONDE DU CHEVAL
Vétérinaires, dentistes, maréchaux ferrants, ostéopathe… pour exercer au mieux votre métier: savoir adapter votre comportement aux réactions du cheval que vous soignez, pour un gain de qualité et de sécurité.

Et pour tout être humain désireux d'apprendre le conditionnement d'un mammifère herbivore de 500 kg...

POURQUOI?
Être capable d’éduquer votre cheval au sol (soins, tondeuse, marcher en main, embarquer dans un van, tourner en longe…)
Être capable de mettre en place les fondamentaux montés, c’est à dire les aides de base pour avancer, arrêter, tourner, et orienter l’attitude de votre cheval en affinant vos aides vers l’imperceptible.
Votre cheval connaît donc toutes les réponses que vous attendez de lui au quotidien. Cela devient donc pour lui confortable, prévisible… donc moins stressant. Et pour vous? Une gestion de vos aides fines et précises, sans contradiction pour l’animal, et donc compréhensibles.